Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 11:21
Les récents développements de la vie universitaire ont permis, bien que ce ne fût pas l'objet, d'imaginer de nouvelles pistes pour la grande réforme que nos facultés attendent depuis 1968.
Rappelez-vous. Nous sommes début avril: les blocages paralysent l'ouverture des amphis et la tenue des cours, les assemblées générales enfièvrent nos étudiants.
Le temps passe, le printemps est doux sur les pelouses des campus, et après tout, les partiels sont encore loin.
Certains font observer que, certes, tout cela est un peu ennuyeux pour la préparation des examens, mais que l'on réussira certainement, en resserrant le calendrier, à organiser les choses pour que tout se termine dans les temps, à la satisfaction de tous.
Début mai, nouveau discours de nos esprits bienveillants, qui notent que, malgré quatorze semaines de bon temps, le deuxième semestre pourrait très bien tenir sur deux mois, sans beaucoup de difficultés.
On pourrait même imaginer, notent-ils à la mi-mai, que l'année universitaire soit limitée au premier semestre, la validation du deuxième n'étant pas indispensable.

On le sait, les plus forts taux de réussite aux examens sont obtenus lorsque les lycées et les universités sont bloqués, que les cours et travaux dirigés ne peuvent être organisés, et que les étudiants, qui ne peuvent plus étudier, restent chez eux.
Sans remonter à 1968, l'année du mouvement contre le CPE avait permis de présenter des chiffres éloquents en la matière.

Alors, pourquoi se mettre la tête dans le sable, et ne pas en tirer toutes les conséquences?
Puisque l'on peut faire tenir un semestre sur deux mois, pourquoi ne pas organiser la licence, qui s'étale bêtement sur trois années, sur une seule?
Le master suivrait, sur un an, deux années étant ensuite consacrées au doctorat.
On serait licencié à dix-neuf ans, mastérisé à vingt, et docteur à vingt-deux.

On pourrait imaginer, également, les réformes à engager pour la suite.
Plus besoin de reculer l'âge de la retraite à soixante -dix ans: la rétablir à soixante serait plus judicieux.
Plus besoin, évidemment, d'imaginer de savantes recettes pour lutter contre le chômage: tout le monde travaillerait plus tôt, et moins tard.
Installés plus tôt dans la vie active, les jeunes feraient davantage d'enfants, puisque les femmes n'attendraient plus trente ans pour concevoir le premier.
Relance de l'économie, augmentation des recettes de l'Etat, diminution subséquente des impôts, et donc poursuite de la bonne santé de notre pays.
On pourrait alors envisager, comme au temps de nos trente glorieuses, de mener à bien la grande réforme qui nous manquait: celle de nos universités.
 
 
Par sirius
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 11:13

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